A l’origine du film animé de Michel Hazanavicius, il y a un conte de Jean-Claude Grumberg. C’est un récit poignant qui ne laisse pas indifférent. A travers une écriture simple mais percutante, il aborde la tragédie de la Shoah en mêlant réalisme et dimension symbolique.
L’histoire s’ouvre sur une forêt enneigée où un bûcheron et sa femme luttent contre la faim. Un jour, un train traverse cette forêt, transportant des « marchandises » humaines vouées à un destin tragique. Dans un geste désespéré, un père jette un bébé hors du wagon, espérant lui offrir une chance de survie. La femme du bûcheron recueille cette enfant, malgré la peur et la misère. Son mari est réticent est craintif au départ.
Ce conte montre comment certains résistent face à l’horreur là où d’autres s’y soumettent ou laissent faire. Et c’est universel. A d’autres échelles, nous y sommes aussi confrontés.
Le récit est porté par une langue simple, accessible, qui rappelle la tradition des contes tout en laissant entrevoir l’horreur d’un contexte historique tragique.
La plus précieuse des marchandises dépasse le cadre de la Shoah pour interroger la valeur de la vie humaine, le courage et l’altruisme face à l’oppression. C’est un livre court, mais qui résonne longtemps après la dernière page, rappelant que, même dans les pires moments, l’humanité peut subsister.
C’est un récit qui se lit, se regarde, se médite, se laisse infuser…